Formulaire

Les mentions légales et la politique de confidentialité de votre site

Vérifié le 5 novembre 2026Gratuit, sans compte

Vous répondez sur ce que fait vraiment le site : qui l'édite, où il est hébergé, ce qu'il collecte, quels outils il charge. Les deux documents en sortent ensemble, sans un hébergeur oublié d'un côté ni un outil inventé de l'autre.

Le site

Pour quel site préparez-vous ces documents ?

Si c'est pour un client, les documents seront écrits à son nom : c'est lui l'éditeur du site, et c'est lui qui en répond.

Tout se fait sur votre appareil : les documents s'y fabriquent, personne ne reçoit vos réponses, pas même nous, et tout disparaît avec l'onglet.

Informations vérifiées le 5 novembre 2026. Aucun modèle officiel n'existe pour ces documents : ils sont composés d'après la loi, Service Public et les recommandations de la CNIL, relevés et datés. Ils ne valent pas conseil juridique, et l'éditeur du site reste responsable de leur exactitude.

Sources officielles (28)

Les pages officielles où nous relevons les règles et les montants appliqués ici.

  • service-public.gouv.fr : Site d'un professionnel : identité, adresse, téléphone, numéro RCS ou RNE, capital, directeur de la publication, et nom, adresse et téléphone de l'hébergeur ; Mentions légales absentes : jusqu'à 75 000 € d'amende pour un entrepreneur individuel, 375 000 € pour une société ; Vente en ligne : adresse électronique, téléphone, numéro de TVA ; activité soumise à autorisation : nom et adresse de l'autorité ; profession réglementée : titre, État membre, ordre et règles ; Entrepreneur individuel : son nom précédé ou suivi de « EI » ou « entrepreneur individuel » sur ses documents professionnels ; Demande de contact : conservée le temps nécessaire à son traitement
  • Légifrance, LCEN art. 1-1 : Site d'un professionnel : identité, adresse, téléphone, numéro RCS ou RNE, capital, directeur de la publication, et nom, adresse et téléphone de l'hébergeur
  • Légifrance, LCEN art. 1-2 : Mentions légales absentes : jusqu'à 75 000 € d'amende pour un entrepreneur individuel, 375 000 € pour une société
  • Légifrance, LCEN art. 19 : Vente en ligne : adresse électronique, téléphone, numéro de TVA ; activité soumise à autorisation : nom et adresse de l'autorité ; profession réglementée : titre, État membre, ordre et règles
  • Légifrance, code de commerce R. 526-27 : Entrepreneur individuel : son nom précédé ou suivi de « EI » ou « entrepreneur individuel » sur ses documents professionnels
  • cnil.fr : À la collecte : identité du responsable, finalités, base légale, destinataires, transferts, durée de conservation et droits
  • cnil.fr : À la collecte : identité du responsable, finalités, base légale, destinataires, transferts, durée de conservation et droits
  • cnil.fr : Toute personne peut adresser une réclamation à la CNIL, après avoir exercé ses droits auprès de l'organisme
  • cnil.fr : Toute personne peut adresser une réclamation à la CNIL, après avoir exercé ses droits auprès de l'organisme
  • cnil.fr : La personne peut définir des directives sur le sort de ses données après sa mort, et doit en être informée ; Traceurs : consentement préalable, sauf ceux strictement nécessaires au service demandé
  • Légifrance, loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 : La personne peut définir des directives sur le sort de ses données après sa mort, et doit en être informée
  • cnil.fr : Demande de contact : conservée le temps nécessaire à son traitement
  • CNIL, référentiel de gestion des activités commerciales (PDF) : Prospect : trois ans à compter de la collecte ou du dernier contact venant de lui ; Client : le temps de la relation commerciale, puis trois ans pour la prospection ; Compte inactif : deux ans paraissent proportionnés avant suppression ; Carte bancaire : pas de conservation au-delà de la transaction, sauf accord pour des achats ultérieurs ou contestation (13 mois, 15 pour un débit différé)
  • cnil.fr : Prospect : trois ans à compter de la collecte ou du dernier contact venant de lui ; Client : le temps de la relation commerciale, puis trois ans pour la prospection ; Compte inactif : deux ans paraissent proportionnés avant suppression ; Factures et pièces comptables : dix ans
  • cnil.fr : Lettre d'information à des particuliers : consentement préalable, sauf client déjà acquis pour des produits similaires
  • Légifrance, CPCE L. 34-5 : Lettre d'information à des particuliers : consentement préalable, sauf client déjà acquis pour des produits similaires
  • Légifrance, code de commerce L. 123-22 : Factures et pièces comptables : dix ans
  • cnil.fr : Carte bancaire : pas de conservation au-delà de la transaction, sauf accord pour des achats ultérieurs ou contestation (13 mois, 15 pour un débit différé)
  • cnil.fr : Transfert hors de l'Union : décision d'adéquation (Data Privacy Framework pour les entreprises américaines certifiées) ou clauses contractuelles types
  • commission.europa.eu : Transfert hors de l'Union : décision d'adéquation (Data Privacy Framework pour les entreprises américaines certifiées) ou clauses contractuelles types
  • service-public.gouv.fr : Traceurs : consentement préalable, sauf ceux strictement nécessaires au service demandé ; Exemptés : choix sur les cookies, authentification, panier et facturation, équilibrage de charge ; pas la publicité personnalisée, ni les boutons de partage qui déposent des traceurs ; Vidéo, carte ou outil de rendez-vous intégrés : leurs traceurs demandent un accord avant le chargement
  • cnil.fr : Refuser les traceurs doit être aussi simple que les accepter ; la CNIL recommande un bouton « Tout refuser », et garder le choix six mois est une bonne pratique
  • cnil.fr : Refuser les traceurs doit être aussi simple que les accepter ; la CNIL recommande un bouton « Tout refuser », et garder le choix six mois est une bonne pratique ; Mesure d'audience exemptée : statistiques anonymes, pour le seul éditeur, sans suivi entre sites ni transmission à des tiers ; Vidéo, carte ou outil de rendez-vous intégrés : leurs traceurs demandent un accord avant le chargement ; reCAPTCHA : réutilise les données, et demande donc le consentement ; Boutons et pixels des réseaux sociaux : consentement, dès qu'ils déposent des traceurs à d'autres fins
  • cnil.fr : Exemptés : choix sur les cookies, authentification, panier et facturation, équilibrage de charge ; pas la publicité personnalisée, ni les boutons de partage qui déposent des traceurs ; reCAPTCHA : réutilise les données, et demande donc le consentement ; Boutons et pixels des réseaux sociaux : consentement, dès qu'ils déposent des traceurs à d'autres fins
  • cnil.fr : Mesure d'audience exemptée : statistiques anonymes, pour le seul éditeur, sans suivi entre sites ni transmission à des tiers ; Matomo : exempté s'il est réglé comme le prévoit son guide de configuration, hébergé par la CNIL (adresses IP anonymisées, sans suivi entre domaines)
  • cnil.fr : Google Analytics : réutilise les données pour son propre compte, donc hors de l'exemption
  • cnil.fr : Google Analytics : réutilise les données pour son propre compte, donc hors de l'exemption
  • CNIL, guide de configuration Matomo (PDF) : Matomo : exempté s'il est réglé comme le prévoit son guide de configuration, hébergé par la CNIL (adresses IP anonymisées, sans suivi entre domaines)

Ce qu'un site professionnel doit dire, et qui en répond

L'éditeur répond du site, pas celui qui le code

La loi met les obligations sur l'éditeur : la personne dont l'activité est de publier le site. Sur votre site, c'est vous. Sur le site que vous livrez à un client, c'est lui, même si vous avez tout écrit. Ce que le freelance doit à son client, lui, dépend de leur contrat : écrivez-le. La fiche de validation produite ici en garde la trace, puisque le client y atteste avoir fourni les informations et relu les textes.

Ce que les mentions légales doivent porter

Elles se lisent sans compte et sans avoir à les chercher. Pour un site professionnel, Service Public liste :

  • Votre nom suivi de « EI », ou la dénomination, la forme et le capital de votre société.
  • L'adresse, un téléphone et une adresse électronique.
  • Le numéro d'immatriculation au RCS ou au registre national des entreprises, et le numéro de TVA si vous en avez un.
  • Le directeur de la publication, et le nom, l'adresse et le téléphone de chaque hébergeur.

Une politique qui dit ce que fait votre site, pas un autre

Une politique recopiée sur un autre site est le défaut le plus courant : elle annonce une newsletter que vous n'avez pas, oublie l'hébergeur de votre base de données, ou jure qu'aucun cookie n'est déposé alors qu'une vidéo YouTube en dépose. Le texte doit dire, pour chaque collecte, quelles données, pourquoi, sur quelle base, pour combien de temps et à qui elles vont. Les durées reprises ici viennent de la CNIL, du code de commerce et de Service Public ; pour un formulaire de contact, aucun texte ne fixe de chiffre, et la politique parle du temps nécessaire à la réponse.

Le bandeau cookies : ce que la CNIL contrôle

Un traceur qui n'est pas strictement nécessaire au service demandé, et qui n'entre pas dans une exemption comme la mesure d'audience anonyme, demande l'accord du visiteur avant d'être déposé. Le bandeau doit respecter trois règles :

  • Refuser est aussi simple qu'accepter : la CNIL recommande un bouton « Tout refuser » à côté de « Tout accepter ».
  • Continuer à naviguer ne vaut pas accord.
  • Rien de ce qui demande l'accord n'est chargé avant le choix.
Ce que chaque outil demande
Ce que le site chargeAccord du visiteurPourquoi
Google AnalyticsOuiGoogle réutilise les données pour son compte : la CNIL l'exclut de l'exemption
Matomo réglé selon son guide hébergé par la CNILNonStatistiques anonymes, pour vous seul, sans suivi entre sites
Vidéo YouTube ou Vimeo, carte, prise de rendez-vous intégréesOuiLe contenu d'un tiers dépose ses traceurs dès qu'il se charge
reCAPTCHAOuiLa CNIL le cite : il réutilise les données au-delà de la sécurité
Pixel Meta, Google Ads, boutons de partage qui déposent des traceursOuiLa CNIL n'exempte ni la publicité personnalisée, ni ces boutons
Panier, connexion, mémoire du choix sur les cookiesNonIls servent ce que le visiteur demande

La CNIL ne publie plus de liste d'outils exemptés : un outil de mesure d'audience l'est s'il remplit ses critères et qu'il est réglé pour, et c'est l'éditeur du site qui en répond.

Un cas concret

La vidéo de présentation de Malik

  1. Malik, photographe, met en ligne son portfolio. Pas de statistiques, pas de publicité : il copie une politique qui dit « ce site ne dépose aucun cookie ».

  2. En haut de sa page d'accueil, il a intégré sa bande démo, hébergée sur YouTube.

  3. La vidéo se charge avec la page, et avec elle les traceurs de YouTube, avant que le visiteur ait rien choisi.

  4. Il remplace la vidéo par une image qui ne la charge qu'au clic, avec l'accord du visiteur, et sa politique dit désormais ce qui se passe : aucun cookie n'est déposé sans votre accord.

Il n'avait ni formulaire ni statistiques. Une seule vidéo suffisait à rendre fausse la phrase de sa politique.

Pour votre propre site

  • Créez deux pages distinctes, et liez-les en bas de chaque page du site.

  • Gardez la politique séparée de vos conditions générales. Service Public le demande.

  • Repassez par l'outil le jour où vous ajoutez un outil, un hébergeur ou un formulaire.

Pour le site d'un client

  • Faites remplir le parcours avec lui, ou à partir de ses réponses écrites. C'est son nom qui sera publié.

  • Faites signer la fiche de validation avant la mise en ligne, et gardez-la avec le devis.

  • Écrivez dans vos devis que le client fournit et valide ses documents juridiques, et que vous ne délivrez aucun conseil juridique.

Les réponses à vos questions

Un micro-entrepreneur doit-il des mentions légales sur son site ?

Oui, dès que le site sert son activité, même un simple portfolio. Leur absence est punie d'une amende pouvant aller jusqu'à 75 000 € pour un entrepreneur individuel, micro-entrepreneur compris, et 375 000 € pour une société. La mention « EI » à côté de votre nom relève d'une autre règle, celle du code de commerce sur les documents de l'entrepreneur individuel, que Service Public applique aussi au site.

Dois-je publier mon adresse personnelle ?

Pour une personne physique, la loi parle de son « domicile », et Service Public de l'adresse de domiciliation de l'entreprise. Si votre entreprise est domiciliée chez vous, c'est cette adresse qui figure au registre, et les deux se confondent. Si vous passez par une société de domiciliation, Service Public retient l'adresse déclarée au registre. Les deux textes ne disent pas tout à fait la même chose : en cas de doute, posez la question à votre guichet ou à un juriste.

Qui est responsable des mentions légales : le client ou le développeur ?

Pour les mentions elles-mêmes, le client, parce que c'est lui l'éditeur du site : la loi vise la personne dont l'activité est de le publier. Ce que le développeur doit à son client dépend de leur contrat. Pour que ce partage soit écrit quelque part, faites signer à votre client la fiche de validation produite par l'outil, et ajoutez à vos devis une clause qui dit qu'il fournit et valide ses documents juridiques.

Google Analytics m'oblige-t-il à mettre un bandeau cookies ?

Oui. Google réutilise les données pour son propre compte, et la CNIL l'exclut pour cette raison de l'exemption accordée à la mesure d'audience. Un outil réglé pour produire des statistiques anonymes, pour vous seul, sans suivi entre sites, peut s'en passer : c'est le cas de Matomo configuré selon son guide hébergé par la CNIL. Elle ne tient plus de liste des outils exemptés, et c'est à vous de vérifier le réglage.

Mon hébergeur ne publie aucun téléphone, que faire ?

La loi demande bien le téléphone de l'hébergeur, et la plupart des grands hébergeurs n'en affichent aucun. Cherchez-le dans votre contrat ou votre espace client, ou demandez-le au support. En attendant, l'outil écrit « non communiqué par l'hébergeur » plutôt qu'un numéro trouvé dans un annuaire, qui pourrait être celui d'une autre filiale : ajoutez le bon dès que vous l'avez.

Les outils qui vont avec

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