Vous êtes en libéral avec 60 000 € de bénéfice ? Si vous prenez tout pour vous, l'IS ne vous fait gagner que 1 264 € par an.
Mais si vous ne prenez que 25 000 €, votre entreprise garde 18 971 € après impôt sur les sociétés. Sans l'IS, vous ne mettriez de côté que 10 096 €.
Cet argent reste pourtant à votre entreprise. Pour le toucher, vous devrez vous le distribuer, et payer à ce moment-là l'impôt sur le revenu, parfois des cotisations.
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Selon votre forme d'entreprise, vous n'accédez pas à l'impôt sur les sociétés de la même façon.
Informations vérifiées le 14 octobre 2026. Simulateur indicatif, sans valeur juridique. Les montants qu'il applique sont relevés aux sources officielles et datés : seuls votre avis d'imposition et l'administration font foi.
Les pages officielles où nous relevons les règles et les montants appliqués ici.
En entreprise individuelle au réel, comme en EURL qui n'a pas opté, votre bénéfice est imposé à votre nom l'année où vous le faites, que vous le dépensiez ou non. Vos cotisations et votre impôt portent sur tout ce que gagne votre activité.
À l'IS, votre rémunération paie les mêmes cotisations que votre bénéfice aujourd'hui, et vos dividendes en paient aussi au-delà de 10 % de votre bénéfice ou de votre capital. Ce qui fait la différence, c'est surtout l'abattement de 10 % pour frais professionnels, auquel votre rémunération de gérant a droit : 1 264 € par an à 60 000 € de bénéfice, en libéral.
Ce que vous ne vous versez pas reste dans votre entreprise, après un impôt de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, puis de 25 %. Vous pouvez vous en servir pour investir, vous faire une réserve ou passer une mauvaise année. Mais cet argent appartient encore à l'entreprise : quand vous vous le verserez en dividendes, vous paierez l'impôt sur le revenu, et des cotisations au-delà du seuil.
Vous devez choisir l'IS avant la fin du troisième mois de l'exercice qu'il doit couvrir. Vous pouvez y renoncer pendant cinq exercices ; après, l'option devient définitive. Et pour une entreprise individuelle, il y a un piège : l'option vous fait d'abord assimiler à une EURL, et ce passage-là est irrévocable.
| Bénéfice | Impôt sur le revenu : il vous reste | IS, tout versé : il vous reste | Votre épargne à l'impôt sur le revenu | Ce que garde l'entreprise à l'IS |
|---|---|---|---|---|
| 40 000 € | 25 837 € | 26 293 € | 837 € | 1 971 € |
| 60 000 € | 35 096 € | 36 359 € | 10 096 € | 18 971 € |
| 100 000 € | 54 754 € | 56 897 € | 29 754 € | 50 989 € |
Entreprise individuelle, personne seule sans autre revenu. Votre épargne à l'impôt sur le revenu est déjà imposée. Ce que garde l'entreprise à l'IS paiera encore l'impôt sur le revenu, et au-delà du seuil des cotisations, le jour où vous le sortirez.
Léo est développeur en entreprise individuelle au réel. Il vit seul et dégage 60 000 € de bénéfice.
Pour vivre, il a besoin de 30 000 € par an. À l'impôt sur le revenu, tout son bénéfice est imposé, et il lui reste 5 096 € d'épargne en plus.
À l'IS, il se verse ses 30 000 € et son entreprise garde 11 424 €, après 2 016 € d'impôt sur les sociétés.
Si Léo veut acheter du matériel pour son activité, l'IS lui convient. S'il veut mettre cet argent de côté pour lui, l'IS ne l'aide pas : il devra payer pour le sortir.
L'IS change peu pour vous. Ne le choisissez pas pour quelques centaines d'euros.
Regardez plutôt si votre régime actuel est le bon pour vos dépenses.
L'IS a du sens si cet argent vous sert à investir, pas si vous comptez le sortir l'an prochain.
Notez le délai. Vous devez opter avant la fin du troisième mois de l'exercice.
Montrez votre choix à un expert-comptable. L'option vous engage pour cinq exercices.
Un micro-entrepreneur ne peut pas opter pour l'impôt sur les sociétés. Il faut être entrepreneur individuel au régime réel pour opter, en demandant votre assimilation à une EURL. En micro, vous devez d'abord quitter le régime.
À l'impôt sur les sociétés, la rémunération du dirigeant est imposée comme un salaire : vous avez droit à l'abattement de 10 % pour frais professionnels, ou à la déduction de vos frais réels. Ce que vous vous distribuez en plus est imposé comme un dividende.
Après l'option pour l'impôt sur les sociétés, vos dividendes paient des cotisations au-delà de 10 % : de votre bénéfice net si vous êtes en entreprise individuelle, de votre capital, de vos primes et de votre compte courant si vous êtes en EURL. En dessous, ils ne paient que les prélèvements sociaux.
L'option pour l'impôt sur les sociétés peut être abandonnée pendant un temps. Vous pouvez y renoncer jusqu'au mois qui précède le premier acompte d'IS du cinquième exercice suivant l'option. Après, l'option devient définitive. Pour une entreprise individuelle, l'assimilation à une EURL, elle, est irrévocable dès le départ.
Gratuit, sans compte. Collez ce code dans votre page : l'outil s'affiche en entier et s'ajuste à sa hauteur. Les chiffres sont mis à jour chez nous, sans rien à faire de votre côté.
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